Billets comportant le tag Muséologie
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Il est indispensable que les institutions connaissent mieux les publics, pour mieux les sensibiliser et les accompagner ; non pas pour répondre à une demande préformatée, mais pour être efficaces dans leurs propos. Il s’agit de mettre à portée de chacun l’exigence et l’élitisme, non d’y renoncer pour tous.
L’entrée des musées dans l’âge de la muséologie critique, dite aussi d’idée ou de point de vue, a durci l’affrontement entre ceux qui, centrés sur l’objet, font profession d’objectivité, ou revendiquent un “positivisme” seul propre à assurer la neutralité spécifique de leurs établissements, et ceux qui insistent sur le caractère construit - et politique - de ces mêmes musées - allant parfois jusqu’à embrasser l’idée radicale que les objets les plus “réels” sont eux-mêmes des présentations. Jacques Hainard, dans sa définition provocatrice d’un musée dont les objets devraient être les esclaves du conservateur, au lieu de celui-ci soit l’escale de des collections, a poussé le plus loin cette dernière affirmation dans “Objets prétextes, objets manipulés”.
Quand la #muséographie des sciences et des arts emprunte à l’installation ou à d’autres formes de travail plasticien, quand la singularité du regard ou le paradoxe de l’attitude devient le critère de choix du “conservateur invité” chargé de réaménager le musée, quand le catalogue tourne, entre traité de philosophie et livre d’artiste, à l’oeuvre originale, sans guère de lien avec la tradition descriptive, l’identité du musée lui-même devient floue.
(…) il existe une large demande de commémoration d’un passé deshistoricisé, représenté sur le mode de l’exprience partagée. En ce sens, le musée doit à la fois conserver des éléments du passé et en donner conscience, c’est-à-dire construire un récit, sans réduire ses visiteurs au silence mais sans céder non plus aux périls d’une représentation trop empathiqurequi engage des réponses affectives.