Billets comportant le tag musée
Billets comportant le tag musée
En fait, plus que tout autre réseau social, la pratique de Twitter au musée m’amène à réfléchir sur la politique des publics.
Ces ados qui tweetent sur leur smartphone pour dire leur exaspération de venir en visite au quai Branly - dont certains la jouent carrément provoc’ - posent la question : comment faire venir au musée des gamins pour lesquels visiter une exposition n’est pas la définition de passer un bon moment entre amis ? Comment les amener à la découverte des trésors de nos collections alors même que pour eux, visite d’exposition = après-midi chiante à écouter un guide leur parler de trucs inconnus qui ne les intéressent pas, dans un endroit qui ne leur appartient pas ?
Voilà. Pas de réponse, juste des questions, mais je trouve ça ironique que les réseaux sociaux et les “nouvelles” technologies ramènent les musées à une question de médiation qui se posent depuis - au minimum - 20 ans.
Quand la #muséographie des sciences et des arts emprunte à l’installation ou à d’autres formes de travail plasticien, quand la singularité du regard ou le paradoxe de l’attitude devient le critère de choix du “conservateur invité” chargé de réaménager le musée, quand le catalogue tourne, entre traité de philosophie et livre d’artiste, à l’oeuvre originale, sans guère de lien avec la tradition descriptive, l’identité du musée lui-même devient floue.
La logique communautaire du projet [des écomusées] est définie par la territorialité du champ d’intervention et l’intervention de la population, qui peut “passer du rôle du consommateur du musée à celui d’acteur, sinon d’auteur du musée”. Hugues de Varine-Bohan directeur de l’ICOM [en 1971] y reconnaît le premier musée “éclaté”, c’est-à-dire pluridisciplinaire et délocalisé.
(…) il existe une large demande de commémoration d’un passé deshistoricisé, représenté sur le mode de l’exprience partagée. En ce sens, le musée doit à la fois conserver des éléments du passé et en donner conscience, c’est-à-dire construire un récit, sans réduire ses visiteurs au silence mais sans céder non plus aux périls d’une représentation trop empathiqurequi engage des réponses affectives.
Le 30 mars, les pages “fans” sur Facebook sont passées au journal (en anglais Timeline), la nouvelle interface du réseau social. Un rapide premier aperçu permet de discerner deux partis-pris sur les choix de couverture, le bandeau d’en-tête de cette nouvelle page :
Museomix fait le pari d’une synergie créative par la rencontre de personnes d’horizons différents pas forcément habituées à travailler ensemble.
Mais alors quels types de profils pour les museomixeurs aux Art décoratifs ?
Les catégories “métiers” valent ce qu’elle valent, et la distribution n’est pas toujours évidente. Mais pour avoir une idée quand même, ça donne ça :
Crédit photo en fond du Musée des Arts Décoratifs : CC BY SA D4m1en sur Wikimedia Commons
Les résultats [de l’étude] montrent qu’avec les réseaux sociaux, Internet et l’importance des loisirs, l’expression artistique et culturelle se révèle de plus en plus active, participative et interactive. Tout un chacun y contribue, l’amateur comme le professionnel.
J’ai été (très rapidement) interviewé hier pour cet article qui me cite (avec une faute d’orthographe sur mon nom, c’est mon père qui va être content). Ces quelques minutes d’interview, une avalanche de questions et un retour permanent au nombre de fans, me laissent le goût amer d’une certaine frustration. C’était l’occasion de parler du passage du musée cathédrale au musée Légo© en citant Samuel Bausson, d’initiatives comme Museomix, mais ça n’a pas été possible. Je reviendrai prochainement sur cette obsession du chiffre lors d’une article avec Omer Pesquer sur DASM.
À l’occasion du premier festival Musées (em)portables et dans le cadre du SimeSitem, salon des musées et des lieux de culture, Museumexperts lance un concours avec pour seul sujet les musées, où tous les films seront réalisés avec un téléphone portable.
Looking good, y’all.
Ballet-ing at the SFMoMA.